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Union Fan's Bordeaux HBC

Le site des supporters de l'Union des Girondins de Bordeaux Bastide et du CM Floirac Cenon handball

A quand un grand club de handball à Bordeaux ?

 

Le tram venait de surgir sur la place de la Comédie baignée d’une lumière intense. De nombreux bordelais et touristes fourmillaient en tout sens pour compenser ces longues semaines de confinement. Cette agitation de la foule m’étourdissait. Je tentais de me concentrer et déroulait silencieusement le fil du discours que j’avais peaufiné la veille. Je m’étais fait violence pour tout accélérer ces derniers jours, me contraignant à passer de la phase de réflexion débutée depuis de longues semaines à la phase action. Le moment était propice, l’occasion ou jamais … Je le savais également, toute cette préparation pouvait se réduire au néant en quelques minutes si je ratais l’étape primordiale qui allait se dérouler dans quelques instants.

Le Grand Théâtre à ma droite avait été témoin de grandes envolées lyriques, à moi maintenant de me montrer déterminé et résolu, sûr de mes arguments et faire partager mon enthousiasme.

Je passais rapidement la porte de l’Intercontinental et me dirigeais vers la réception. Je m’assurais auprès du maître d’hôtel que mes invités étaient bien arrivés ; il m’accompagnait jusqu’au salon réservé afin que se passe au mieux une première réunion peut-être décisive pour le handball bordelais.

Quelques jours auparavant, j’avais convaincu les dirigeants des principaux clubs de la métropole de venir assister à une réunion d’information sur le devenir du haut niveau et je m’étais appuyé en cela sur le Président du Comité nécessairement très attentif à la réussite de son sport sur le territoire de Gironde. Tous étaient là, autour du buffet, appréciant la viennoiserie et le café que j’avais commandé « corsé » car tout se joue dans les détails. Seul les Présidents des clubs de Cauderan et de l’ASPOM avaient poliment décliné l’invitation n’étant pas intéressés par la nature du projet.

Le cadre était somptueux, tableaux aux murs, tentures et pompons, doux velours et petit mobilier classique. Les discussions s’interrompirent brusquement et je ne m’étonnais pas des regards qui montaient vers moi au moment où j’approchai des petits groupes qui s’étaient constitués. J’allais saluer chaleureusement chacun de ces hauts dignitaires du petit monde du handball girondin et les invitait à s’installer autour de la table ; j’avais pour la symbolique exigé la mise à disposition d’une table ronde, je le répète tout se joue dans les détails. Les chevaliers servant notre noble cause trouvèrent une place parée d’une bouteille d’eau destinée à tenir la distance de longs échanges et d’un bloc notes vierge car dans notre histoire, tout restait à construire.

 

 

J’ouvrai le bal peut être de manière trop solennelle et d’un ton grave :

« Messieurs, je vous remercie d’avoir accepté l’invitation et en toute logique je vais me présenter à vous, car vous vous connaissez tous, mais vous ne me connaissez pas… Je m’appelle Gaspard Gicourt, je suis originaire du nord de la France et suis venu m’installer dans votre région l’année dernière. Je viens du secteur de l’industrie mais j’ai décidé de prendre quelques distances avec le monde professionnel. J’ai toujours aimé le sport en général et le handball en particulier que j’ai pratiqué dans mes jeunes années. Les longues études puis les affaires m’ont malheureusement éloigné des terrains. Attentif à tout ce qui se passe dans le milieu de votre sport et regrettant de ne pouvoir assister à des matchs de haut niveau dans la région, j’ai souhaité partager avec vous aujourd’hui le constat de cette situation qui me désespère. Nous sortons d’une période inédite où nous avons tous été dans l’obligation de rester dans nos maisons, inquiets pour nos proches. Cela n’est rien au regard de ceux qui ont souffert directement du virus et des familles qui ont perdu un être cher. Le traumatisme est profond. La crise sanitaire va laisser des traces et pour en revenir à notre sujet, de nombreux clubs professionnels vont souffrir durement et sortir affaiblis du fait de l’arrêt brusque des compétitions. Moins de rentrées de billetterie, suspension des contrats de sponsoring...

Les déséquilibres financiers vont se creuser. Cela renforce l’idée déjà naissante de la nécessité pour la Fédération d’asseoir ses clubs professionnels sur des zones économiques plus larges et stables. Je laisse à cet effet la parole au Président du Comité pour relayer la parole des Instances du Handball ».

Pascal Lobré reprend : « Je vous remonte les grandes orientations de la Fédération et de la Ligue Nationale qui poussent à la constitution d’équipes implantée sur les métropoles. Elles appellent à la reconquête de « territoires perdus » comme elles disent. Sur les 10 plus grandes villes de France, seules 3 sont présentes en LDL Starligue : Paris, Toulouse et Nantes. Pour Strasbourg, Nice et Rennes, il faut voir en D2. Lyon, Bordeaux et Lille brillent par leur absence. Il se murmure que certains projets pourraient même bénéficier de wild cards pour intégrer directement le monde professionnel. » 

Je poursuis : « il convient donc de préparer dès aujourd’hui un projet costaud ici, c’est ma conviction et cela ne pourra se faire sans vous. L’avènement d’un projet tel que celui-ci suppose l’adhésion et le rapprochement entre les club nationaux de Bordeaux et de sa proche périphérie. C’est le sens de l’histoire et d’ailleurs mon appartenance à aucun de vos clubs me permet d’avoir une vision globale. Si vous regardez les évolutions de ces dernières saisons :

- Les Girondins et le CM Floirac Cenon, se sont rapprochés en 2016 et saluons là, la vision des Présidents de ces clubs qui estimaient à l’époque que la pérennité du haut niveau passait par la mise en commun des moyens.

- Je peux présumer que les clubs voisins de Bruges et Lormont faisaient le même constat en 2019 en liant le destin de leurs équipes phares. A ce propos Messieurs Contiero et Duboscq, j’apprécie particulièrement l’image du pont que vous avez choisi pour illustrer votre projet commun, un joli symbole.

- Résultat : Les deux entités qui ont donné naissance à 3 clubs évoluant en championnat de France s’illustrent en N1 et N2. Union contre Entente, Entente contre Union, vu de l’extérieur cela semble incompréhensible…

- Je n’oublie pas le Stade Pessacais qui devra à un moment prioriser son équipe féminine au regard de ses excellents résultats. Monsieur le Président du SPUC, pourrez-vous mener seul de front un projet de haut niveau sur vos deux filières ? J’en profite pour d’emblée vous préciser que la démarche visée ce jour ne concerne que le handball masculin puisque les projets féminins de Mérignac en LBE, de Bègles en division 2 et Mios en Nationale 1 avancent bien.

- Je voudrais que nous nous inspirions du BEC, présent ici en la personne de Madame Domingues et de son prédécesseur, Nelson Paillou, illustre dirigeant du sport et du handball français qui a apporté au travers de son club les premiers succès à notre belle région ».

Je parvenais mal à interpréter la pensée de mes interlocuteurs.

 Si vos équipes se confrontent sportivement sur les terrains, j’ai le sentiment que le climat s’est apaisé entre vous et que vous vous témoignez beaucoup de respect, n’est-ce pas exact ? »

Cédric Flous du Club de Floirac Cenon prend la parole «  Je partage en partie votre constat mais nos licenciés sont attachés à l’histoire de leur club respectif. Souvent, les parents de nos sportifs ont eux même été licenciés de nos équipes, ils se sont nourris des confrontations dans les derbys et ne comprendraient pas aujourd’hui que les équipes se rapprochent ».

- « Comme certains d’entre vous l’ont déjà fait, vous vous êtes rapprochés sans pour autant faire disparaître vos entités et caractéristiques propres. Vos clubs sont implantés sur des villes ou des quartiers, c’est une vraie richesse et le projet auquel je pense, ne vise pas à balayer d’un revers de la main tout ce qui a été bâti, bien au contraire, vous devez poursuivre dans vos voies … Les joueurs eux-mêmes ne connaissent pas vos frontières : pour certains, ils sont passés de club en club, et continuent à se respecter de part et d’autres, c’est en tous les cas ce que peux ressentir quand j’assiste aux matchs entre vos équipes ».

Clément Richou du SPUC objecte : « nos clubs ont par le passé tenter ce type d’expérience, nous avons vu comment cela s’est terminé… Vous ne le savez peut-être pas mais une volonté forte dans les années 80 avait conduit à la création de l’entité des girondins de Bordeaux Handball supplantant le club que je représente aujourd’hui et en allant puiser les meilleurs joueurs des clubs tels que l’ASPOM et d’autres… Cela a nourri de profondes rancunes qui demeurent encore vives aujourd'hui chez certains ».

- « J’ai effectivement eu connaissance de ces vieilles histoires dont je ne connais pas les détails, et je pense comme vous qu’il faut tenir compte de ces expériences passées pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. Plus récemment, la fin brusque de l’alliance entre le CA Bèglais et le club de Mios Biganos malgré un trophée européen doit nous interpeller. Nous devons dresser un retour d’expérience sur ces tentatives de rapprochement qui ont échoué. L’histoire du handball français est émaillé de telles déceptions : à Mulhouse, à Rouen.. il faut en tirer des leçons. Mais dans le sens inverse des greffes ont donné naissance à des clubs qui ont su muer et se transformer, vous les connaissez, Nancy, Poitiers, Strasbourg qui va poursuivre l’année prochaine ce processus avec Sélestat et chez féminines, Noisy, Aunis et Toulon, bel exemple ce rapprochement avec le voisin de Saint Cyr sur Mer... il n’y a pas de fatalité. Par ailleurs et j’insiste sur ce point, la création d’un club de haut niveau à Bordeaux tel que l’on peut l’imaginer ne doit pas conduire à la disparition de vos associations. Vous devez continuer à proposer votre offre destinée à nos jeunes, à nos amateurs et à vos féminines ».

Francis Contiero reprend : « l’aspect historique est important et seul le temps peut atténuer les oppositions au sein de nos clubs mais le principal obstacle restent l’abandon du pouvoir décisionnel ou le transfert de nos souverainetés en faveur d’une entité au dessus de nos associations ».

- Toute la question est là effectivement, c’est à nous de construire une gouvernance où aucun des club ayant fait le choix du projet haut niveau ne sera laissé de côté. C’est la première étape à franchir afin de proposer une ébauche aux licenciés au sein de vos Assemblées. Pour cela, il y a beaucoup de pré-requis conditionnant le succès de l’opération dont deux qui me viennent à l’esprit immédiatement à savoir 1) votre volonté à vous, votre engagement si les premiers chantiers vous confortent dans la démarche 2) la prévision au préalable de retour sur investissement pour chacun de vos clubs : il faut que vos clubs trouvent intérêt à s’orienter vers un rapprochement même partiel ».

« Tout cela, c’est un beau discours mais avez-vous des débuts de réponse par rapport à ce que vous appelez des pré-requis » questionne Christian Malichecq des Girondins Bordeaux Bastide ?

- « Reprenons le constat : vous même et vos staffs techniques vous avez envie du haut niveau c’est évident, vous construisez de beaux projets et pour certains, vous avez déjà fait le premier pas pour mutualiser des moyens financiers, matériels et humains. Pour les plus avancés d’entre vous, vous arrivez à la conclusion que vous atteignez votre plafond de verre. Messieurs les Président des clubs de Bruges et Lormont, sportivement en Nationale 1, vous venez de réaliser une belle saison et pour autant sans statut VAP, pas de possibilité d’évoluer… Tous seuls, vous ne parviendrez pas à mon sens à monter plus haut sans vous assurer une légitimité au sein de la métropole et cette légitimité ne pourra s’acquérir qu’avec la bénédiction des autres clubs voisins. Au delà de l’aspect géographique et urbain, la mutualisation des moyens financiers est impérative pour valoriser un tel projet. Chacun de votre côté vous vous faites concurrence et les limites de notoriété qui découlent de ce que je viens d’évoquer vous empêchent d’aller démarcher ici les institutions politiques locales, là les entreprises girondines les plus prospères et à même de vous accompagner dans votre projet sportif. Tous à votre niveau, vous ne pouvez proposer une dimension régionale à vos éventuels partenaires. C’est le premier point qui peut vous conduire à vous approprier le projet, à le rendre vôtre pour le présenter, l’appuyer auprès de vos licenciés. J’ai parcouru quelques interview et de part et d’autre, il y a du respect entre vous et la conviction que ce projet se fera un jour. Je crois que le temps est venu.

Mais je n’oublie pas le second pré-requis, qui concerne le « retour sur investissement » pour vos clubs respectifs, c’est un point plus compliqué.. vous n’emporterez pas le consentement de tous vos adhérents, il faut partir avec cette idée. Les raisons sont historiques comme vous l’avez évoqué… Il vous faudra beaucoup de courage. Pour autant, je pense qu’il faut structurer le projet autour de certaines valeurs : la dimension régionale, j’y reviendrai un peu plus tard ; la transparence et l’équilibre sur le point financier : jamais le projet de haut niveau ne doit mettre en péril l’un de vos clubs, tout doit être calibré pour que les sommes que vous consacrez au haut niveau n’obèrent vos budgets et le projet sportif doit être conduit avec raison ; le troisième point est que vous ne contribuerez pas tous également au financement du club : il est illusoire de penser que le droit d’entrée sera le même pour tous car vous n’avez pas tous les mêmes moyens. Pour autant, la conduite des affaires de l’entité haut niveau, que nous dénommerons dans nos travaux par « Bordeaux Métropole HB » doit être partagée équitablement. Il faut considérer que l’apport des clubs au projet de haut niveau peut être financier mais aussi matériel et humain. Par ailleurs, les budgets que vous pouvez obtenir d’institutions ou de partenaires privés sera proportionnel aux nombre de clubs qui soutiennent le projet et à la visibilité qu'ensemble vous représenterez. Le principe d’égalité est primordial pour que le projet soit partagé par le plus grand nombre d’entre vous. A mes yeux, vous êtes tous les maillons d’une chaîne pouvant conduire au succès du handball girondin. Ne perdons pas de vue également que la structure haut niveau doit pouvoir générer ses propres revenus : billetterie, sponsoring, merchandising...».

« Avez-vous des informations sur la position de nos élus politiques vis à vis d’un tel projet » s'inquiéta Frédéric Duboscq du Bruges handball ?

- « Nous sommes dans une période transitoire, vous le comprenez bien puisque les élections municipales n’ont pu se dérouler jusqu’à leur terme à Bordeaux. C’est donc l’incertitude sur les noms de la prochaine équipe municipale. Quoi qu’il en soit, tout élu est sensible à certains arguments et c’est à nous qu’il appartient de proposer un projet cohérent et complet. Il ne faudra pas compter sur une adhésion comme une simple formalité : le projet devra être solide, épais, à facettes multiples pour intéresser nos élus. Mais là, je ne veux parler que des subventions liées au haut niveau puisque les clubs conservent leurs relations avec les autorités municipales ».

- Monsieur Duboscq précise sa pensée, « là dessus, on est tous d’accord mais vous ne l'ignorez pas, nous sommes en compétition avec d’autres sports et la ville de Bordeaux est déjà bien représentée avec le football historiquement, le rugby, le hockey sur glace, les burdis en division 2 de volley et dans une moindre mesure les JSA basket. Comme vous le savez tous, la ville de Bordeaux voit se côtoyer de solides projets. Comment exister parmi les projets de haut niveau déjà bien avancés ? ».

L’argument ne manquait pas de sens…

Je m’avançais : « Il y a concurrence, c’est certain et il nous faudra compter sur une réelle volonté de politique sportive de haut niveau de la Métropole. L’exemple de le ville de Dijon me vient à l’esprit où coexistent : le DFCO en ligue 1 de football, une équipe de handball féminine au plus haut niveau, une équipe de handball masculine en Proligue, le JDA Dijon Basket en Jeep Elite. A l’ouest, Nantes, ville représentée aux plus haut niveaux en football, en handball (équipe masculine et féminine), idem en volley, l’équipe fille de basket. Toulouse et Montpellier font figure également de villes très représentées dans le sport de haut niveau ; Alors pourquoi pas à Bordeaux ? Il faut montrer de l’unité et parler non d’une seule voix mais porter le même discours. Cette envie doit être partagée par vos licenciés, c’est un travail de fond qu’il faut engager rapidement, le temps que nos pouvoirs politiques s'installent et gèrent l'après crise ».

Je pensais avoir marquer les esprits mais une voix vient me rappeler brusquement à la réalité : « mais, vous êtes qui, qu’est-ce que vous voulez ? »

Je savais que ma démarche serait difficile à cerner et je remerciais mon interlocuteur d’avoir aborder le point aussi sincèrement… « moi je ne suis qu’un amateur de handball, qui dispose d’un peu de temps et qui veut mener avec vous un projet ambitieux. Un simple catalyseur. Je n’arrive pas avec une mallette de billets pour vous dessaisir de vos clubs, non juste un élément extérieur qui peut vous aider à avancer dans ce que vous voulez tous depuis longtemps. En portant le projet, je vous permets de rester à votre place, décisionnaires. Je veux simplement vous apporter un éclairage libre et indépendant, en vous rappelant si besoin les valeurs fondatrices que nous aurons définies ensemble. Je n’ai pas pris l’initiative de cette rencontre sans m’assurer au préalable que vous détenez tous entre vos mains des atouts majeurs et complémentaires. Dans l’immédiat, c’est la gouvernance à définir, notre mode de fonctionnement, je vous l’ai dit qui doit reposer sur l’équilibre et l’égalité entre vous. Le Bordeaux Métropole HB ne doit pas être une structure lourde venant s’ajouter comme une couche supplémentaire à un millefeuille indigeste. Plus précisément, voilà comment je vois les choses mais ce n’est simplement que le résultats d’une première réflexion, une piste de travail pour nous tous :

- 1 Bureau composé de 3 personnes : 1 administrateur délégué, 1 responsable technique et 1 secrétaire. Ce bureau gère les affaires courantes et met en action les décisions prises par le Conseil d’administration.

- 1 Conseil d’administration composé des Présidents de chacun des clubs acteurs du projet

- 1 staff technique composé des entraîneurs qui mèneront les équipes du BMHB : 1 équipe professionnelle, 1 équipe en N1 et une équipe espoirs. De fait, les clubs gèrent leurs propres collectifs masculins en championnats départementaux et régionaux.

- les joueurs licenciés sous la nouvelle entité.

- Deux salariés chargés de la recherche de partenaires et de la Communication. A noter que nous devrons trouver un mode de fonctionnement pour ne pas nous faire tous concurrence.. Un travail en concertation devra être effectué avec vos propres commissions de sponsoring, c’est essentiel.

Je complète en insistant sur le fait que rien ne sera possible sans le concours de vos équipes de bénévoles pour l’organisation de nos diverses manifestations, sportives et autres. C’est un besoin mais aussi une façon de mesurer le succès de notre projet. A nous de préserver et mettre en valeur cette ressource la plus précieuse ».

« Qu’est-ce qui vous fait penser que nous avons des atouts complémentaires  se préoccupe le Président du Lormont Hauts de Garonne HB ? »

- « Vos implantations géographiques d’abord en rive gauche, en rive droite, au nord, au sud, à l’ouest et à l’est, toute la métropole peut se sentir concerné par le projet à travers vos villes et vos quartiers. Ensuite vos expériences à la tête de vos clubs, vos entraîneurs reconnus, c’est un capital de départ indispensable, nous ne partons pas de rien. Nous disposons de belles salles : Jean Dauguet, Bellegrave, l’Arc en Ciel… pourquoi ne pas penser à l’Arkéa Arena pour nos futures matchs de Ligue des Champions. Autre carte maîtresse en vos mains : certains d’entre vous connaissent de belles réussites en matière de formation. A ce propos, quand je parlais tout à l’heure de la dimension régionale, je voulais évoquer la priorité pour ce projet de fructifier le travail de formation de nos éducateurs et cela sans parler de notre proximité avec le Pôle. Nos équipes doivent avoir une large composante de joueurs issus de nos territoires. Il faut exploiter nos viviers. J’espère bien que l’on soit en mesure par ailleurs de faire revenir des joueurs pros partis d’ici pour jouer au meilleur niveau. Je pense qu’il ne faut pas être totalement hermétique à incorporer des joueurs venus d’autres horizons mais cette volonté de mettre en valeur les sportifs girondins peut et doit être l’une de nos marques distinctives. Est-ce que l’un d’entre vous a le numéro de Jérôme Fernandez ? »

Il me semblait avoir suscité un peu d’intérêt avec cet argument, je poursuivais donc …

« Cette dimension régionale, je crois qu’il faut la démultiplier dans la recherches de partenaires. Nous ne devons pas nous interdire de solliciter des grands groupes nationaux mais notre priorité est de devenir une solution pour mettre en valeur les acteurs économiques de notre belle région. Il ne manque pas ces entrepreneurs dynamiques et qui connaissent de belles réussites particulièrement dans des domaines de pointe. Nous l’avons constaté ces dernières semaines, les entreprises ont trouvé des solutions pour poursuivre leur activité même partiellement, elles sauront rebondir les prochains mois pour retrouver leur vitalité d’avant la crise ».

Je complétais mon propos « tout à l’heure, cela ne vous a pas échappé, j’évoquai la nécessité de présenter à nos élus un projet à facettes multiples. Ce n’est pas pour moi une contrainte mais une conviction : nous avons à jouer un rôle dans la cité et nous soucier de nos sportifs. Je le sais, cette conception est partagée par la plupart d’entre vous… Vous restez avant toute chose des acteurs reconnus dans vos villes et vos quartiers, vous menez des actions de sensibilisation dans les écoles, vous accompagnez certains jeunes dans le monde professionnels à travers les contrats aidés. Je suis particulièrement sensible à ce qui est fait par le club des Girondins au coeur de la Bastide par l’équipe de Fabien Drouin. Nous pourrions aller encore plus loin : veiller à l’orientation scolaire de nos jeunes espoirs, proposer une alternative professionnelle à nos sportifs confirmés. Nous pourrions nous appuyer sur les réseaux du BEC, n’est-ce pas Madame Domingues, mais aussi sur nos partenaires. C’est primordial de jouer ce rôle car trop de jeunes handballeurs se voient proposer du rêve sans lendemain. Oh oh, je vois le temps qui passe et l’heure qui avance, que diriez vous d’un verre sur la terrasse de ce beau palace, là haut, la haut, là où nous pourrions emmener le handball girondin… Il vous appartient aujourd’hui, Messieurs, de faire un pas pour entrer dans l’histoire du handball bordelais.

 

On aime notre Union mais cette fin de compétitions précipitée de championnat cumulée à une longue période de confinement nous plongent dans le doux rêve d'un grand club de handball ici chez nous. Le rediffusions sur Bein Sports ne suffisent pas combler le manque de handball. Hallucination ? Fiction ? Anticipation ? D'avance nos excuses d'avoir attribué de façon imaginaire des propos à des personnes bien connues du petit univers du handball bordelais. Je compte sur la compréhension des intéressés ...

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